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Conseil Municipal de Grenoble du 26 janvier 2009
Contrat urbain de cohésion sociale. Programmation 2009.
Intervention de Maryvonne Boileau.
Le 12 février 2009 / nb de visites 289 Cette délibération concerne les nombreux projets de la politique d’aide aux quartiers dits en difficultés, elle repose comme vous le dites en préambule sur un partenariat étroit entre l’Etat, et toutes les collectivités territoriales et grâce à cela apporte des aides substantielles à de nombreuses associations, qui oeuvrent concrètement à l’amélioration de la belle formule « le mieux vivre ensemble ». Ces nombreux projets démontrent déjà la vitalité du mouvement associatif qui œuvre quotidiennement au développement culturel, sportif et éducatif, auxquels s’ajoutent les questions de santé, de tranquillité dans les immeubles de logements sociaux et sur beaucoup d’autres thématiques. Les emplois générés par ces fonds facilitent, dans un certain nombre de cas, l’accès à un 1er emploi notamment pour les femmes et les jeunes. Leur utilité aujourd’hui a fait ses preuves depuis longtemps. Les montants versés au titre de la politique de la ville devraient ensuite entrer dans le droit commun, le problème est que ce n’est pas très souvent le cas. Si des associations voient leurs aides diminuées qu’adviendra t’il des missions qu’elles assurent et on peut imaginer le grand désordre qui pourrait s’en suivre. Certes, les difficultés persistent, mais tout cet investissement de proximité, au quotidien, un grand nombre d’enfants, d’adolescents, mais aussi d’adultes se retrouveraient dans des difficultés encore plus importantes. En y regardant de plus près, cette délibération manque singulièrement de précision. En effet, il n’est indiqué nulle part quelles seront véritablement les prises en charges autres que celles de la ville. Compte tenu des sommes proposées par la ville et comparativement aux montants des différents projets on voit bien que là aussi, il y a un risque important de ne pas arriver à les concrétiser. En conséquence, il serait nécessaire que vous fournissiez les éléments précis indiquant l’ensemble des partenaires et les montants versés par chacun d’eux, pour chacun des projets proposés, y compris les projets auxquels la ville n’apporte pas son concours dans le cadre des CUCS. Il y a un dernier point, important à signaler parce qu’on nous a remis un document concernant l’ACSé, anciennement le FAS et le FASILD, qui est plus que problématique. En référence à un appel qui a été lancé dernièrement pour alerter sur le fort risque d’un désengagement total de l’Etat dans ce dispositif, comment vont faire le nombre important d’associations qui percevaient des fonds indispensables. Un collectif d’associations s’est constitué et déclare, "L’ACSé court un grand risque de démantèlement. Les personnes issues de l’immigration vivant depuis plus de 5 ans dans notre pays en seront exclues." Selon des informations récentes 2 associations iséroises pourraient voir leur aide diminuée de plus de 200 000 euros pour l’ADATE et 80 000 euros pour l’ODTI. Enfin quel est le devenir de la politique de la ville pour les années à venir. Le renouvellement urbain ne peut se satisfaire uniquement de la démolition des bâtiments et procéder à des constructions neuves dans les mêmes quartiers pour que tous les problèmes soient résolus. Nous voterons pour cette délibération tout en rappelant notre grande inquiétude sur l’avenir de ce dispositif. Délibération adoptée.
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